Laboratoire du Changement Social et Politique


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Institutions, subjectivation, groupes



Journées d’étude dans le cadre du projet ECOS-Nord, « Démocratie et conflit politique : penser les nouveaux régimes d’institutionnalité dans la Colombie du post-accord »

8 juin, salle M19, Olympe de Gouges, Université Paris Diderot-Paris 7
11 juin, salle 870, Olympe de Gouges, Université Paris Diderot-Paris 7
11 juin, After : 19H30, La Table des Matières. 51, rue de l’abbé Carton, 75014 Paris.

Dans la séquence 68/post-68, plusieurs philosophies françaises contemporaines ont ouvert la voie d’une (re)conceptualisation de l’institution à partir d’analyses du pouvoir et du rôle des cultures démocratiques radicales ou révolutionnaires (l’utopie insurrectionnelle d’Abensour, la démocratie comme « fondement absent de tout ordre institué » chez Rancière, « l’analyse institutionnelle » et les devenirs minoritaires de Deleuze et Guattari, les résistances et les « contre-conduites » de Foucault). Ces pensées différentes, parfois divergentes voire concurrentes, affirment, d’une part, que l’essence de la société n’est pas la loi qui ne retient du social que le négatif, mais l’institution qui contrairement à la loi n’est pas une limitation mais un système inventé de moyens positifs, faisant valoir le caractère créateur du social ; d’autre part, que la démocratie est une pratique dissensuelle, conflictuelle et plurielle. Elles ne visent ni à penser les modalités d’une gouvernance heureuse, et infiniment perfectible, ni à établir les conditions requises pour penser les critères auxquels doit souscrire une bonne gouvernance démocratique. Elles partent du principe que la politique est le lieu et le mode d’une conflictualité qu’il ne s’agit pas de résoudre ou d’éliminer, mais qu’il convient de penser dans ses raisons et ses effets. Or c’est bien aujourd’hui cette idée de la politique comme activité collective nouant des institutions et des formes de subjectivation, qui est mise en crise, et de façon mondiale. Là où elles étaient devenues des valeurs dominantes, les institutions démocratiques se sont vidées de leur contenu, tandis que dans une autre partie du monde, elles demeurent absentes, voire ressemblent à des formes de domination masquée. Comment ces théories critiques ont elles repensé les pratiques instituantes, les régimes d’institutionnalité qui ne se laissent pas intégrer ni totaliser par les institutions établies, centralisées ou étatiques ? Comment ont-elles relancé l’enjeu critique de nouvelles formes de subjectivation collective, sans le restreindre à l’analyse des assujettissements, hégémonies, dominations, sans le réduire non plus aux seuls syntagmes de la destitution ou du désœuvrement ?

Programme

Vendredi 8 Juin – Université Paris 7 – Olympe de Gouge - salle 830

L’Accord de paix définitif entre le gouvernement du président Juan Manuel Santos et le groupe insurgé FARC-EP a posé les bases pour un processus de réformes qui interroge directement l’ambivalence de la notion d’institution. En témoigne l’insistante réapparition des violences de toute sorte en plein processus de mise en œuvre de l’Accord. À ce titre, la « transition pacifique » revendiquée dans ce processus repose la question des institutions « post-conflit ». Comment penser le conflit sans le marginaliser, ni en faire un court-circuit des institutions démocratiques ? Se joue-t-il dans ce cadre une dynamique d’hégémonie et peut-elle être pensée au prisme de la neutralisation du politique par les dispositifs policiers ?

14h Ouverture

Lucas Restrepo (LCSP / Université Paris 7)
Marie Cuillerai (LCSP / Université Paris 7)
Anders Fjeld (CriDIS / Université Catholique de Louvain)
Frédéric Rambeau (LLCP/ Université Paris 8)

14h30-16h00 Post-accords et conflits

Juan BETANCOURT (Université Paris 8), « Gouvernementalité de la conflictualité permanente sur le modèle de ‘sécurité démocratique’ en Colombie : les enjeux de la figure institutionnelle de l’état de droit »
Mónica ARIAS FERNANDEZ (LCSP / Université Paris 7), « La question agraire en Colombie et les institutions de paix »

16h30-18h00 Violences et institutions

Jaime SANTAMARÍA (Universidad de los Andes), « Crueldad, violencia y resistencia política »
Lucas RESTREPO (LCSP / Université Paris 7), « Institution de l’impuissance »


Lundi 11 Juin – Université Paris 7 – Olympe de Gouge - salle M019
10h Ouverture
Marie Cuillerai (LCSP / Université Paris 7)
Anders Fjeld (CriDIS / Université Catholique de Louvain)

10h30-12h30 Institution : conflits et communs

Laura QUINTANA (Universidad de los Andes), « ¿Instituciones conflictuales, instituciones de lo común ? »,
Frédéric RAMBEAU (LLCP / Université Paris 8), « Groupes en rupture et analyse institutionnelle »

Président(e)s de séance : Marie CUILLERAI (LCSP/Université Paris 7) et Anders FJELD (CriDIS/Université Catholique de Louvain)

Pause-déjeuner

14h30-16H30 Groupes et Subjectivations

Aurore JACQUARD (LLCP/ Université Paris 8 ), « L’hétérogène, repenser l’institution depuis son reste »
Julie ALFONSI (LCSP / Université Paris 7), « Instincts maternels et institutions »

Présidente de séance : Camille LOUIS (Kom-Post)

Pause café

17H-18H30 Débat : Sites en actions, mouvements présents.

19h30 RV Repas à La Table des Matières 51, rue de l’abbé Carton, 75014 Paris.





Documents

Affiche (pdf, 525.4 ko).


Calendrier

  • vendredi 8 juin 2018, 14h-18h, Salle M19, Olympe de Gouges, Université Paris Diderot-Paris 7.
  • lundi 11 juin 2018, 10h-18h30, Salle 870, Olympe de Gouges, Université Paris Diderot-Paris 7.


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